11 septembre, sixième étape. Gorges ennoyées de Baudinard / Montpezat

Mise à l’eau 7h15 sortie 10h15
7km nagés, 58 cumulés
Beau temps, le mistral se lève

Nelly : au petit matin je remonte d’abord les gorges situées en aval du barrage de St. Croix. L’eau est à 12°C, je connais bien les lieux. Les questions de sécurité ont été vues et revues depuis longtemps et je sais à quoi m’attendre. Les plantes aquatiques du « petit lac » sont tordues comme des serpières : c’est dû aux courants montants et descendants qui proviennent de la retenue : lâcher d’eau et rétropompage ont modifié leur croissance. Je nage contre un courant puissant qui me fait perdre encore quelques degrés : l’usine est en train de faire un lâcher ! Après un demi-tour dans les turbulences je me lance à toute vitesse dans la descente du Verdon, la vitesse est grisante, la nage maîtrisée . Je passe à toute vitesse sous le pont Sylvestre où Bruno a tout juste le temps de faire quelques images à la volée . Puis le courant s’apaise, les débris végétaux flottent avec leurs cohortes d’insectes naufragés. Je vois beaucoup de poissons, la visibilité est bonne. Journée faune par excellence, je rencontre des canards, des hérons, des goélands, des bergeronnettes… très belle étape.

Petit aparté : la nage que je pratique m’assimile au canotage par mon équipement et mon matériel, je suis une nageuses aguerrie et la préparation de cette étape a nécessité de nombreux conseils techniques. Les zones parcourues aujourd’hui sont réellement dangereuses pour les baigneurs, les panneaux d’information ne sont pas à prendre à la légère.

Bruno : le tournage commence les pieds dans l’eau ! La brusque montée du niveau du petit lac me surprend. Le trépied de la caméra a déjà les pieds dans l’eau, rapatriement d’urgence du matériel et déplacement de la voiture. Ce lâcher impromptu nous rappelle à la prudence. Nelly nage dans des débris, des tourbillons, sur la berge c’est l’inquiétude car des battues sont en cours et ça tire de tous les côtés. Inquiétude réelle car les balles perdues ça n’arrive pas qu’aux autres, expérience à l’appui…